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Séminaire mercredi 1er avril 2026

Les souris en milieu urbain : circulation, adaptations, résistance et réservoirs de pathogènes dans le contexte de la végétalisation du milieu urbain en région lyonnaise

Albane Bignon, doctorante au Laboratoire de biométrie et biologie évolutive (LBBE – UMR 5558, Lyon)

mercredi 1er avril 2026 à 13 heures, salle 303

Mes travaux de recherche s’ancrent dans le PEPR SoluBiod et sont environnés par l’ANR MiCity. Ils portent sur l’écologie des souris en ville, en particulier sur leur utilisation potentielle des « solutions fondées sur la nature » (SfN), telles que les composts et les jardins partagés qui sont de plus en plus mis en place dans une ville/métropole en transition comme celle de Lyon.

La souris domestique (Mus musculus) est une espèce synanthrope (= anthropophile) source de nuisance. En effet, sa proximité aux humains peut occasionner des dommages matériels et représenter des risques sanitaires majeurs en tant que vecteur de pathogènes. En ville, la souris fait face à de nombreux défis adaptatifs : exposition à d’autres animaux (domestiques, liminaires, sauvages), conditions anthropiques variées (thermiques, alimentaires, habitats…), exposition aux rodenticides et à d’autres moyens de lutte, dispersion par l’homme ; le tout pouvant influencer la transmission de pathogènes et de gènes de résistances aux rodenticides.

Ainsi, dans des formes urbaines en transition, il est primordial d’identifier la structure génétique des populations de ces souris en ville, au regard de la présence ou de l’absence des SfNs et ainsi déterminer si ces dernières participent à la structuration populationnelle. Dans un second temps, il est important de considérer ces résultats sous le prisme des risques sanitaires décrit précédemment, dans l’objectif d’évaluer si ces SfN peuvent favoriser ces risques. Enfin, sous l’angle de l’écologie isotopique et de la morphométrie, il est possible de s’interroger sur les potentiels changements dans le régime alimentaire et l’utilisation des ressources par les souris en fonction de la présence de SfN.

extrait:
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titre:
Les souris en milieu urbain : circulation, adaptations, résistance et réservoirs de pathogènes dans le contexte de la végétalisation du milieu urbain en région lyonnaise
intervenant:
Albane Bignon
date:
mercredi 1er avril 2026
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Les souris en milieu urbain : circulation, adaptations, résistance et réservoirs de pathogènes dans le contexte de la végétalisation du milieu urbain en région lyonnaise

Albane Bignon, doctorante au Laboratoire de biométrie et biologie évolutive (LBBE – UMR 5558, Lyon)

mercredi 1er avril 2026 à 13 heures, salle 303

Mes travaux de recherche s’ancrent dans le PEPR SoluBiod et sont environnés par l’ANR MiCity. Ils portent sur l'écologie des souris en ville, en particulier sur leur utilisation potentielle des « solutions fondées sur la nature » (SfN), telles que les composts et les jardins partagés qui sont de plus en plus mis en place dans une ville/métropole en transition comme celle de Lyon.

La souris domestique (Mus musculus) est une espèce synanthrope (= anthropophile) source de nuisance. En effet, sa proximité aux humains peut occasionner des dommages matériels et représenter des risques sanitaires majeurs en tant que vecteur de pathogènes. En ville, la souris fait face à de nombreux défis adaptatifs : exposition à d’autres animaux (domestiques, liminaires, sauvages), conditions anthropiques variées (thermiques, alimentaires, habitats…), exposition aux rodenticides et à d’autres moyens de lutte, dispersion par l’homme ; le tout pouvant influencer la transmission de pathogènes et de gènes de résistances aux rodenticides.

Ainsi, dans des formes urbaines en transition, il est primordial d’identifier la structure génétique des populations de ces souris en ville, au regard de la présence ou de l’absence des SfNs et ainsi déterminer si ces dernières participent à la structuration populationnelle. Dans un second temps, il est important de considérer ces résultats sous le prisme des risques sanitaires décrit précédemment, dans l’objectif d’évaluer si ces SfN peuvent favoriser ces risques. Enfin, sous l’angle de l’écologie isotopique et de la morphométrie, il est possible de s’interroger sur les potentiels changements dans le régime alimentaire et l'utilisation des ressources par les souris en fonction de la présence de SfN.

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